Toute personne nous apporte, ne serait ce que par son passage, quelque chose d’illusoire : une joie éphémère, un rire, une colère, un désir, un regard, mais une, seulement, nous émerveille.
Elle agit sur nous comme un soleil. Elle nous réchauffe. Elle nous guide encore lorsque notre âme est tourmentée. Elle sait nourrir notre sol pourvu qu’il soit encore assez riche. Elle sait attendre à l’horizon. Son éclat sait aussi se faire silencieux et agréable. Nous l’attendons chaque matin et c’est ainsi nous nous endormons. Nos mauvaises nuits ne sont que le reflet de la crainte de son extinction.
Que serait ce soleil sans celui ou celle qu’il illumine? Ce soleil n’a-t-il pas lui aussi besoin de chaleur? Nous lui rendons difficilement car nous sentons son jugement et son égoïsme. Il fait naître en nous une dépendance : son rayonnement nous irradie de force et d’optimiste.
Voulons nous vraiment quitter ce système solaire, nous éloigner de notre étoile? Cette étoile, nous la voyons comme la personne qui nous a le plus touchée depuis notre naissance. Cette étoile est création. Une clarté. Nous partageons avec elle, nos grandeurs et nos petitesses. Nous nous entendons, au milieu du silence, sur les plus hautes tonalités, des tonalités d’astres. Peu de gens savent écouter le dialogue qu’un soleil peut entretenir avec une planète. Et pourtant nous nous devons d’être méfiant à son égard. La fixer dans les yeux nous rendrait aveugle et se rapprocher si près d’elle au point de l’effleurer pourrait nous brûler. Cette étoile est aussi chaos. Une ombre. C’est ainsi que nous aimons le monde dirait Nietzsche.
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